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Les actualités présentées ici, sont un relais du site Réseau Polytech.

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Les actualités présentées ici, sont un relais du site de la CTI.

Contexte général

La conférence annuelle SEFI s’est déroulée en ligne du 20 au 24 septembre 2020. Initialement prévue à Twente aux Pays Bas, la conférence a accueilli virtuellement un important public tout au long des 4 jours. 

Les conditions d’organisation de cet évènement en ont fait une expérience inédite : si l’on peut regretter les rencontres fertiles avec les collègues et les entreprises, les interventions enregistrées à l’avance ont permis à chaque intervenant de répondre aux questions formulées à travers le chat, qui étaient de ce fait plus intelligibles qu’en présentiel.

Par ailleurs chaque journée démarrait par une séance de yoga à réaliser sur son poste de travail : une introduction zen et originale !

Représentation de la CTI

La CTI était représentée par Anne-Marie Jolly, qui a proposé un papier et une présentation en lien avec les résultats du Focus numérique. De fait, de nombreux points abordés lors de ce congrès répondaient aux questions soulevées par les écoles dans ce focus.

Focus sur les attentes des étudiants vis-à-vis de l’ingénierie

Dès la première plénière, Greet Langie (KU Leuven) a souligné que les entreprises faisaient le triste constat de la fuite des talents : seule une faible part des jeunes ingénieurs formés en Belgique s’orientait vers le secteur de l’industrie. Le titre de sa présentation était d’ailleurs très clair : Focus on the exit to keep them on: Career development at the start of engineering education.

Face à ce constat, un consortium d’universités européennes a monté le projet européen preferproject.eu. Très instructif, ce dernier est axé autour de 3 pôles d’attraction : Product leadership, Operational excellence, Customer intimacy. D’autres interventions et papiers proposés dans le cadre de la conférence ont permis d’éclairer le sujet du curriculum, visant à aider l’étudiant dans son orientation professionnelle, ou encore la problématique de l’identité professionnelle des futurs ingénieurs.

Enseignement à distance

L’enseignement à distance a également été un thème fortement développé, aussi bien en ce qui concerne le ressenti des étudiants, les comportements en télétravail, mais aussi l’engagement des tuteurs et des enseignants.

À noter que des participants russes ont expliqué que leurs étudiants préféraient l’enseignement à distance au présentiel : il serait intéressant de creuser ce sujet, ou encore d’explorer les « best practices » des pays qui pratiquent ce type de pédagogie en ingénierie depuis fort longtemps.

La plénière de Pierre Dillenbourg de l’EPFL, Escaping Reality : The value of A in Augmented Reality, portait sur le thème de la réalité augmentée. La question, pertinente, de cette « augmentation » a été rapidement évoquée : elle ne peut avoir d’effets que si elle s’accompagne d’un engagement de l’étudiant, suscité par ses tuteurs. C’est en effet cet engagement qui garantit un apprentissage réel.

Pierre Dillenbourg a également attribué cette augmentation à la capacité de rendre visibles des processus non directement accessibles dans la “vraie vie”, en présentant des exemples très concrets d’apprentissage et de mises en situation. Ces travaux pourraient contribuer à améliorer nos pratiques d’apprentissage, mais aussi à mieux adresser la mesure des avantages de l’apprentissage par la digitalisation (une question soulevée par de nombreuses écoles dans la réponse au Focus numérique de cette année) .

Le professeur néerlandais Gérard van der Steenhoven, expert en climatologie et météorologie, est intervenu sur les leçons à tirer de la crise COVID-19 pour l’enseignement du changement climatique. La gestion de la crise sanitaire va en effet très certainement influencer les pratiques d’enseignement du changement climatique dans un contexte pluridisciplinaire.

La prochaine conférence SEFI aura lieu à l’université technique de Berlin (TU Berlin). Espérons qu’elle puisse se dérouler en présentiel !

Mesdames les directrices, Messieurs les directeurs des écoles d’ingénieurs,

Dans nos courriers du mois de mars dernier, nous faisions part à l’ensemble des écoles des ajustements à envisager dans l’application de R&O afin d’adapter les formations et leur organisation à l’épidémie COVID-19. Les écoles qui étaient concernées par un audit CTI ou un audit coordonné avec le Hcéres ont également été contactées par la CTI afin de modifier la programmation prévue.

Depuis la rentrée académique, la situation sanitaire s’est progressivement dégradée impliquant la mise en place de mesures spécifiques dans les établissements d’enseignement supérieur : déplacements  déconseillés, effectifs en classe limités et, depuis la semaine dernière, réintroduction de l’enseignement à distance généralisé.

Dans ce contexte, la CTI souhaite renouveler son message de soutien aux écoles en les invitant à veiller à la continuité pédagogique malgré les difficultés renouvelées. Les efforts considérables qu’elles ont fournis pendant la période de confinement ont entrainé une transformation radicale des méthodes et outils pédagogiques et les écoles peuvent aujourd’hui s’appuyer sur les compétences acquises dans l’urgence et les développer.

Adaptation des cursus ingénieurs

En ce début d’année académique, la CTI renouvelle l’assouplissement de certains critères de son référentiel afin de permettre aux élèves-ingénieurs de poursuivre leur scolarité dans les meilleures conditions possibles compte tenu du contexte. 

La CTI réitère sa recommandation aux écoles d’adopter une approche pragmatique dont la seule ligne directrice doit être de veiller à ce que chaque élève-ingénieur, chaque stagiaire de la formation continue, puisse au final attester et faire valoir l’acquisition des compétences terminales associées à son diplôme. La CTI souligne que les modalités pour mettre en œuvre et valider ces compétences ne sont jamais uniques et peuvent être l’occasion d’initier des pratiques innovantes. Une attention soutenue doit être portée sur les étudiants en situation délicate, notamment de handicap ou de difficultés personnelles particulières. 

La CTI rappelle également que toutes les mesures exceptionnelles prises dans ce contexte inédit doivent faire l’objet d’une annexe au règlement des études qui devra être présentée aux élèves-ingénieurs et entérinée par les instances de gouvernance compétentes de l’établissement (CEVU, conseil des études, conseil d’administration, conseil d’école…) lors de leurs prochaines réunions.

Pour l’ouverture internationale et les langues

La CTI recommande aux écoles de continuer à lever l’obligation de séjour à l’international pour les élèves-ingénieurs, étudiants et apprentis, en 2e et 3e année du cycle ingénieur durant l’année académique 2020-2021. Pour ces élèves-ingénieurs qui n’auraient pas déjà réalisé une période à l’étranger d’une durée significative, l’école leur proposera une activité académique spécifique qui pourra par exemple valoriser leurs différentes expositions internationales antérieures afin de développer leur capacité à intégrer un contexte professionnel international et multiculturel. Certaines écoles ont déjà mis en place des solutions de substitution originales qui permettent aux élèves d’acquérir les acquis de l’apprentissage attendus.

En revanche la CTI rappelle qu’une partie des compétences en anglais et français langue étrangère doivent être attestées par une certification externe sans modification des exigences décrites dans R&O. La plupart des organismes certifiant les niveaux en langues se sont adaptés à la situation sanitaire et proposent des tests en ligne.

Pour les stages de fin d’études décalés à l’année suivante

La CTI rappelle sa recommandation aux écoles de prendre toutes les dispositions pour favoriser la réalisation des stages et tout particulièrement celui de fin d’études dont les dates ont pu être décalées suite à la période de confinement au printemps dernier et débordent sur l’année académique actuelle. La CTI souhaite que les élèves ingénieurs dans cette situation puissent être placés en prolongation de scolarité sans paiement de droits d’inscription complémentaires en conservant le droit de réaliser le stage dans le cadre d’une convention et sans report d’une année de l’attribution du diplôme. En d’autres termes, les élèves-ingénieurs seraient diplômés dès validation du stage de fin de formation, toutes les autres activités académiques étant validées par ailleurs.

Pour la voie par apprentissage

La CTI rappelle que l’application des calendriers d’alternance doit être assurée, dans la mesure du possible, ainsi que la continuité pédagogique de la formation. Dans les cas particuliers de chômage partiel ou de cessation d’activité dans certains secteurs d’activités particulièrement touchés par la crise sanitaire, l’école devra toutefois s’assurer de la complétude des compétences acquises en fin de cursus et notamment de celles qui auraient dû être acquises en entreprise. Des activités complémentaires peuvent alors être proposées par l’école en lien avec le CFA. Comme en mars dernier, la CTI insiste sur le fait que la durée initiale du contrat d’apprentissage doit être respectée sans prolongation et invite les écoles à focaliser l’évaluation finale de la mission en entreprise sur les aspects méthodologiques si les résultats attendus ne peuvent être obtenus.

Adaptation des procédures de la CTI

La CTI poursuit l’adaptation de ses procédures au fur et à mesure de l’évolution de la situation. La programmation des évaluations périodiques est réalisée selon le calendrier prévu (vague B en 2020-21) mais elle a été adaptée afin de répondre aux contraintes des écoles dans ce contexte particulier. 

Les visites sur site programmées en cette rentrée et jusqu’à décembre 2020 inclus sont réalisées en distanciel. Une décision concernant les visites d’audit et le distanciel pour le début de l’année civile 2021 sera prise courant novembre. Afin de simplifier le déroulement des sessions en distanciel, la CTI a adapté en septembre dernier sa procédure d’audits en distanciel. Il est désormais possible pour les écoles d’héberger la réunion sur l’outil de leur choix. La signature d’une charte de déontologie préalable reste d’actualité. 

En conclusion

La CTI a pleinement conscience des difficultés auxquelles les écoles et leurs personnels sont actuellement confrontés et adapte en conséquence son fonctionnement pour y répondre. N’hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions spécifiques liées à l’organisation des formations et/ou des procédures d’accréditation, par mail à l’adresse : contact@cti-commission.fr

Communiqué de presse (PDF accessible en ligne)

Paris et Montréal, le 23 octobre 2020

La Commission des titres d’ingénieur (CTI), Ingénieurs et Scientifiques de France (IESF) et l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) ont signé le 22 octobre un avenant qui actualise l’Arrangement sur la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles (ARM) des ingénieurs conclu en 2008 et qui élargit l’accès des diplômés français à la profession d’ingénieur au Québec. 

La cérémonie qui s’est déroulée en distanciel était présidée par M. Marc-André Beaulieu, représentant en matière de mobilité internationale et reconnaissance des qualifications professionnelles et secrétaire général du Comité bilatéral de l’Entente Québec-France et M. Yves Doutriaux, conseiller d’État et secrétaire général du Comité bilatéral de l’Entente Québec-France. A l’issue d’une courte allocution et après la signature de l’accord par les 3 présidents, Elisabeth Crépon (CTI), M. Marc Ventre (IESF), Mme Kathy Baig (OIQ), M. Frédéric Sanchez, Consul général de France à Québec et Mme Michèle Boisvert, déléguée générale du Québec à Paris ont pris la parole pour saluer l’importance des relations entre la France et le Québec et les avancées de ce nouvel accord.

La délégation française comptait des représentants du Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères, du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et de la Conférence des Directeurs des Ecoles Françaises d’Ingénieurs. La délégation québécoise était quant à elle composée du Ministère des Relations internationales et de la Francophonie, du Conseil interprofessionnel du Québec et de l’Office des professions du Québec.

La signature de cet avenant marque une étape importante dans l’évolution et la consolidation des échanges. Les trois signataires sont fiers de contribuer à la mobilité des ingénieurs entre les deux pays.

L’actualisation de l’ARM permet d’augmenter considérablement le nombre de formations françaises reconnues par l’OIQ, qui passeront de 400 à 562. Le parcours des candidats vers l’obtention du titre d’ingénieur sera également plus rapide. L’entente modifie en effet les conditions actuelles d’obtention d’un permis pour les candidats français en les alignant davantage sur le programme d’accès à la profession d’ingénieur qui est suivi par l’ensemble des diplômés du Québec. Ce programme est basé sur une approche par compétences, tant techniques que professionnelles. Ainsi, le nouveau parcours sera composé d’un volet théorique (formation en ligne, suivie de l’examen professionnel) et d’un volet pratique axé sur 6 compétences à atteindre en 24 mois ou plus d’expérience pratique en génie. Certaines compétences concernent précisément la pratique du génie au Canada. Précédemment, les diplômés français devaient réussir un examen professionnel et démontrer trois années d’expérience pertinente en génie, sans pouvoir faire valoir leurs études supérieures, et devaient travailler 12 mois au Canada sous la direction et la surveillance immédiates d’un ingénieur. Ces changements entreront pleinement en vigueur en 2021, après la mise à jour du règlement qui donne effet à cette entente. 

L’OIQ accueille actuellement environ 175 candidats par année en vertu de l’ARM. Ce nombre est appelé à augmenter grâce aux nouvelles formations reconnues par l’ordre québécois. Depuis l’entrée en vigueur de l’ARM en 2008, l’Ordre a accueilli 1 362 diplômés français en vertu de cette entente.

Cette signature témoigne d’une coopération importante qui a vocation à s’inscrire dans la durée. La Commission des titres d’ingénieur va en effet poursuivre son travail avec l’Ordre des Ingénieurs du Québec afin de faciliter la révision annuelle de la liste des formations reconnues et continuer ses échanges avec les écoles d’ingénieurs françaises pour permettre à celles-ci d’inscrire leurs formations sur la liste des diplômes reconnus par l’OIQ.

Accéder à l’avenant


À propos de la CTI

La CTI est un organisme paritaire indépendant, chargé par la loi française depuis 1934 d’évaluer toutes les formations d’ingénieurs en France et sur demande à l’étranger en vue de leur accréditation, de développer la qualité des formations, de promouvoir le titre et le métier d’ingénieur en France et à l’étranger. La CTI évalue également les formations de Bachelor des écoles d’ingénieurs en vue de l’attribution du grade de licence et décerne des labels qualité européens aux formations d’ingénieurs (EUR-ACE©, CeQuInt).

Site internet : www.cti.fr

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Contacts presse : relations.presse@cti-commission.fr


A propos d’IESF

Ingénieurs et Scientifiques de France (IESF) est une association représentant la profession des Ingénieurs et/ou Scientifiques. Plus d’un million d’entre eux sont inscrits dans son répertoire. Reconnue d’utilité publique depuis 1860, IESF fédère des associations d’anciens élèves d’écoles d’ingénieurs, des associations scientifiques, techniques et professionnelles. IESF est présent sur tout le territoire français grâce à son réseau d’associations régionales. Ses experts, organisés en comités, par secteur d’activité ou par métier, développent tout un ensemble d’actions vers les pouvoirs publics, le corps enseignant, le monde politique et les entreprises. Ils mettent aussi en valeur le rôle important des ingénieurs et des scientifiques dans le développement économique et durable de la France. IESF représente la France au sein des organisations d’ingénieurs internationales. Membre de la FEANI en Europe, IESF délivre pour la France le certificat d’ingénieur européen EURING et tient à jour pour l’Europe la liste des écoles françaises habilitées par la Commission des Titres d’Ingénieurs. Également membre de la WFEO (Fédération Mondiale des Organisations d’Ingénieurs), IESF favorise la reconnaissance mutuelle des formations et des compétences dans le monde.

Site internet : www.iesf.fr

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Contact presse : presse@iesf.fr


À propos de l’OIQ

L’Ordre des ingénieurs du Québec a 100 ans en 2020. Il regroupe quelque 65 000 professionnels

du génie de toutes les disciplines, à l’exception du génie forestier. Il a pour mission d’encadrer la

pratique de l’ingénieur et de soutenir le développement de la profession afin d’assurer la protection

du public. Pour plus d’information, consultez le site oiq.qc.ca.

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Le rapport de suivi des recommandations systématiques

Comme évoqué dans de précédentes éditions de la lettre d’information, la CTI, en conformité avec les Standards and Guidelines for Quality Assurance in the European Higher Education Area (ESG), a fait évoluer ses pratiques.

Ainsi, dès l’année académique 2019-2020, la CTI a mis en place un suivi intermédiaire entre deux audits périodiques espacés de cinq ans. Désormais, un rapport de suivi des recommandations est devenu obligatoire deux ans et demi après la séance plénière concernée par l’école. Il s’agit d’un dossier simplifié sous forme d’un tableau listant les recommandations et les réponses apportées ou le plan d’action de l’école pour remédier aux non conformités identifiées.

Aucun justificatif n’est demandé en annexe. Il s’agit pour la CTI d’inciter les écoles à initier, dès la fin de l’audit et sans attendre l’audit périodique suivant, la mise en œuvre des recommandations et à faire le point sur le suivi des recommandations à mi-parcours.

La Commission exprimera une prise d’acte favorable ou avec réserves sur le bilan fourni, et l’équipe d’experts le prendra en considération lors de l’audit suivant. Les formations accréditées pour une durée restreinte de deux ou trois ans ne seront évidemment pas concernées par un tel suivi intermédiaire.

La publication des rapports de mission d’audit

À partir de la rentrée 2020-2021, la CTI publiera tous les rapports de mission d’audit sur son site et dans la base de données européenne DEQAR (Database of External Quality Assurance Results).

À cet effet, une nouvelle trame de rapport de mission d’audit publiable a été conçue et expérimentée durant l’année précédente. Les rapports de mission d’audit peuvent être publiés avec une réponse officielle des écoles qui souhaitent s’exprimer sur le fond de l’évaluation.

Le premier processus d’évaluation des diplômes d’établissement de « Bachelor » des écoles d’ingénieurs en vue de l’attribution du grade de licence a été lancé au mois de mai 2020 par un appel à « Lettre d’intention » de la Direction générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle du ministère chargé de l’enseignement supérieur.

Quatre grands thèmes dominent parmi les dossiers déposés : l’informatique (moitié des dossiers), la construction, l’agriculture, l’environnement.

À l’issue de la phase de sélection, 22 écoles (36 formations concernées) ont déposé un dossier complet d’auto-évaluation pour le 1er septembre 2020. La procédure d’évaluation se déroulera en septembre et octobre pour une présentation des dossiers en séance plénière du 18 novembre 2020. 

Ce calendrier est compatible avec une inscription dans Parcoursup dès le mois de décembre et devrait permettre aux formations retenues de bénéficier du grade de licence dès la rentrée de septembre 2021.

La campagne suivante de « Lettres d’intention » lancée cet été a donné lieu à des demandes d’attribution du grade de licence à 9 formations de Bachelor de 5 écoles. Les projets retenus comme recevables seront audités durant la campagne 2021-2022. À nouveau, l’informatique constitue la thématique dominante, suivie de près de l’environnement et de l’aéronautique.

Le trois documents clés de la procédure d’évaluation Bachelor sont en ligne sur le site de la CTI :


N.B. :

→ Le référentiel et la procédure Bachelor de la CTI s’appliquent exclusivement aux formations proposées par des écoles d’ingénieurs déjà accréditées par ailleurs à délivrer le titre d’ingénieur diplômé.

→ Par Bachelor on entend les diplômes d’établissement (qui peuvent obtenir le grade de licence à l’issue de la procédure d’évaluation) qui sont différents des diplômes nationaux de licence et licence professionnelle dont les modalités d’évaluation restent inchangées.

45 écoles ont répondu à ce Focus, et leurs participations ont souvent dépassé en volume ce qui était demandé (le nombre de pages est allé jusqu’à 32 au lieu des 4 demandées). Une école du continent africain a également répondu volontairement au Focus.

Le résultat est très satisfaisant en terme de contenu : la grande majorité des écoles a pris le « taureau par les cornes » pour aborder la transition numérique sous différents angles propres à chacune.

On remarque aussi l’impact des politiques régionales qui, toutes écoles ou marques d’écoles confondues, sont capable de générer des évolutions très importantes sur un territoire donné.

L’impact du distanciel tient une très grande place assez inattendue, sachant que l’épisode du Coronavirus en 2020 n’était pas advenu lors des réponses à ce focus ; de ce fait il a été spécifiquement dépouillé et a fait l’objet d’une communication spécifique.

Un nouveau focus numérique est relancé pour cette campagne, on sera donc en mesure de mesurer l’impact de la crise du Coronavirus dans ces domaines.

Questions Innovations pédagogiques

Les IDEFI et les PIA ont beaucoup été utilisés pour ces innovations. Certaines écoles ont répondu jusqu’à 95 appels à projet ! Les universités ou autres structures fédératives ont également créé des Bonus Initiatives Pédagogiques, très utilisés pour ce type de projets.

Des plateformes se mettent en place, notamment pour la captation et l’analyse des traces d’apprentissage, pour la mise en place de portfolio de compétences des étudiants, ou encore pour du e-learning

Plusieurs écoles explorent la digitalisation d’expériences scientifiques, ou encore la réalité virtuelle.

Le sujet du Bring Your Own Device et de l’achat de tablettes numériques pour tous est également largement développé. Il a parfois fait l’objet de réponse à un appel à projets, pour soutenir le financement de l’évolution de l’infrastructure logicielle et matérielle.

Enfin, un certain nombre d’écoles accompagnent ces évolutions d’une réflexion partagée sur l’évolution du métier de leurs enseignants.

Une initiative nous a été signalée par plusieurs écoles qui se sont équipées de dispositifs de création de MOOCs : elles laissent leurs installations à l’usage des élèves afin qu’ils créent des MOOCs à destination d’autres élèves du secondaire.

Le sujet des traces d’apprentissage (Learning Analytics) est un sujet actuellement à l’étude dans beaucoup d’écoles.

Question sur les matières enseignées

Selon les champs d’activité des écoles, les volumes horaires sont très variables mais certaines écoles du champ du numérique affichent 1300 heures liées au numérique ! Au sein des écoles plus généralistes, la proportion est de 20% au minimum.

Globalement, pour l’ensemble des écoles, il semble que le temps consacré à l’analyse des données progresse : l’ingénieur devient de plus en plus souvent et partout un Data Scientist.

Pour les écoles dans le champ du numérique, ce sont les sujets de la cyber-sécurité, de l’internet des objets (IOT), et du Big Data qui sont le plus cités. Les sujets un peu moins fréquemment cités sont l’IA et le Machine Learning.

Pour ces écoles apparaissent aussi des cours sur le management du changement et la transition numérique dans les entreprises. L’impact sociétal et humain de la digitalisation est malheureusement très peu cité. Mais la protection des données, qui est un des champs de préoccupation important de l’école en tant qu’organisation, est également enseignée.

Pour les écoles hors champs du numérique, les outils de modélisation et de simulation sont les plus cités, mais aussi le BIM, les systèmes embarqués, l’Usine 4.0, la bio-informatique, les SIG et les systèmes cyber physiques. L’enseignement des écoles dans le domaine des sciences du vivant a beaucoup évolué avec le numérique.

En général les écoles considèrent davantage le numérique comme un changement de paradigme sur les données, plutôt qu’une simple introduction de nouveaux outils et enseignements qui ont évolué dans cette direction.

Question sur l’évolution de la gestion de l’établissement

Les établissements ne cachent pas les difficultés rencontrées avec la suite logicielle Cocktail, et le retard qui en résulte pour les organisations des écoles.

Cependant cela n’empêche pas les initiatives pour créer un système de portfolio pour manager, pour initier les Learning Outcomes, pour manager les alumni à travers les réseaux sociaux, ou encore pour mieux manager leur recrutement.

Les écoles cherchent à produire des indicateurs de satisfaction pour leurs élèves et pour leur staff. La taille des équipes consacrée au management du numérique sous toutes ses formes a énormément progressé et le but affiché par la direction est d’améliorer le service aux usagers.

Le RGPD est une préoccupation forte pour de nombreuses institutions, qui se répercute sur leur choix de logiciels de gestion suffisamment robustes. Il semble donc que ce problème ne soit pas encore totalement résolu.

Question sur l’évolution des métiers cibles

Tous secteurs d’activités confondus, les métiers de type Data Analytics et les métiers liés à la sécurité des systèmes sont en forte tension. Cela se répercute entre autre sur les métiers de Data Scientist et de spécialiste SIG.

Pour les écoles généralistes, les métiers du type Chief Digital Officer sont également en développement pour une gestion globale des systèmes d’information des entreprises. Le BIM est en plein essor ainsi que les métiers résultant de l’Industrie 4.0.

Des initiatives intéressantes à l’échelle d’une région, d’une branche ou propres à une école apparaissent dans les résultats du focus. Il s’agit par exemple dans les métiers de l’agriculture ou de la santé de la mise en place de conseils de prospective.

Les écoles déclarent préparer leurs diplômés à s’adapter aux évolutions de leurs métiers.


Conclusion portée par les écoles

Tandis que la plupart des écoles constatent la nécessité d’entrainer tout le personnel et les étudiants dans cette évolution, certaines remettent à jour leur plan stratégique. 

Les écoles constatent un manque d’indicateurs pour évaluer les apprentissages. Il persiste la nécessité de progresser sur le sujet, particulièrement afin d’évaluer l’impact du distanciel, et beaucoup d’écoles s’intéressent aux Learning Analytics.

Les écoles voient la problématique de la digitalisation comme un changement global de paradigme.

Conclusion pour la CTI

Les résultats sont très intéressants et obligeront certainement la CTI à faire évoluer son référentiel R&O !

Cependant ces résultats peuvent être très variables selon les régions : on a notamment vu l’influence de Toulouse pour booster l’ensemble de ses écoles. Le focus de l’an prochain donnera peut-être un autre éclairage ? 

Enfin, le passage de la pandémie en 2020 changera très certainement nos modes opératoires !

21sept.
2020

Le calendrier des séances plénières et des réunions du Bureau de la CTI pour l’année académique est accessible en cliquant ici :

Calendrier CTI 2021-2022

Au cours de la séance plénière qui s’est tenue le 15 juillet 2020 sous la présidence de Jean-Yves Koch en 1re partie et d’Élisabeth CRÉPON en 2e partie, la Commission des titres d’ingénieur a :

Elu la nouvelle équipe présidence de la CTI :

  • Elisabeth Crépon, présidente
  • Anne de Cagny, vice-présidente
  • Jean-Louis Allard, vice-président

Validé et adopté les documents suivants :

  • le guide de rédaction du dossier d’auto-évaluation des formations de Bachelor des écoles d’ingénieurs
  • la procédure incluant les frais d’audit pour l’évaluation des formations de Bachelor des écoles d’ingénieurs par la CTI
  • la programmation des audits de Bachelor des écoles d’ingénieurs pour l’année 2020-2021
  • le calendrier interne de la CTI pour l’année académique 2021-2022

A l’issue de la séance plénière du mois de juillet, la Commission a approuvé les avis et décisions de la séance plénière de juin 2020 par vote électronique.

Au cours de la séance plénière qui s’est tenue les 9, 10 et 23 juin 2020 sous la présidence d’Élisabeth CRÉPON, la Commission des titres d’ingénieur a :

Adopté :

  • le relevé de conclusions et les avis relatifs à la Séance plénière du 12 mai 2020
  • les avis et propositions du Bureau du 26 mai et du 23 juin 2020

Validé les demandes d’évaluation de formations de Bachelor des écoles d’ingénieurs retenues pour une programmation des audits en 2020-2021

Validé et adopté les documents suivants :

  • la charte CTI-Hcéres relative aux audits coordonnés
  • la politique RGPD de la CTI
  • la nouvelle version de la charte de déontologie des membres de la CTI

Puis la Commission a donné les avis et pris les décisions suivants :

1 / AVIS ET DÉCISIONS CONCERNANT LES DEMANDES D’ACCRÉDITATION

Institut polytechnique de Grenoble (IPG-Grenoble INP)

AVIS n° 2020/06-01

Institut polytechnique de Grenoble – Ecole internationale du papier, de la communication imprimée et des biomatériaux (IPG-PAGORA)

AVIS n° 2020/06-02

Institut polytechnique de Grenoble – Ecole nationale supérieure de génie industriel (IPG-Génie industriel)

AVIS n° 2020/06-03

Institut polytechnique de Grenoble – Ecole nationale supérieure de l’énergie, l’eau et l’environnement (IPG-ENSE3)

AVIS n° 2020/06-04

Institut polytechnique de Grenoble – Ecole nationale supérieure en systèmes avancés et réseaux (IPG-ESISAR)

AVIS n° 2020/06-05

Institut polytechnique de Grenoble – Ecole nationale supérieure de physique, électronique, matériaux (IPG-PHELMA)

AVIS n° 2020/06-06

Institut polytechnique de Grenoble – Ecole nationale supérieure d’informatique et de mathématiques appliquées (IPG-ENSIMAG)

AVIS n° 2020/06-07

Institut textile et chimique de Lyon (ITECH)

DECISION n° 2020/06-08

Ecole nationale d’ingénieurs de Monastir (ENIM TUNISIE)

DECISION n° 2020/06-09

Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement d’Ouagadougou (2iE Ouagadougou)

AVIS n° 2020/06-10

Université technique de Sofia – Faculté francophone de génie électrique (UTS Sofia – FFGE)

AVIS n° 2020/06-11

2 / PRISES D’ACTES DANS LE SUIVI GÉNÉRAL DES ACCRÉDITATIONS :

École supérieure de chimie physique, électronique de Lyon (CPE Lyon)

Complément de la décision n°2020/04-07